Don de sperme interdit? Maladies et exclusions surprenantes dans le monde

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Don de sperme interdit? Maladies et exclusions surprenantes dans le monde

Un bon spermogramme ne suffit pas toujours pour devenir donneur. Les banques de sperme évaluent aussi les infections, les risques héréditaires et les séjours passés. Selon le cas, cela entraîne une période d’attente, un test supplémentaire ou une exclusion. Comparer les règles de différents pays permet de comprendre quelles maladies sont en cause et pourquoi même un vaccin ou un traitement reçu il y a longtemps peut compter.

Passeport américain et appareil photo argentique sur une carte du monde

L’essentiel

  • Pour le don de sperme, les infections, les risques héréditaires et les antécédents personnels comptent. Une exclusion peut être permanente, temporaire ou levée après des examens supplémentaires.
  • Les questions sur les pays ont des raisons différentes, comme le HTLV-1, la maladie de Chagas, le paludisme ou les précautions historiques liées à l’ESB. Le passeport seul renseigne peu sur le risque individuel.
  • Des éléments inhabituels peuvent aussi compter : un vaccin contre la dengue au Brésil, d’anciennes préparations d’hormone de croissance ou un test génétique positif chez une personne en santé.
  • Les règles changent. La réévaluation du Zika aux États-Unis et la possibilité actuelle, au Royaume-Uni, pour les personnes dont le VIH est traité de donner à des receveurs connus en sont des exemples.

Pourquoi le questionnaire du donneur remonte si loin

Les questions sur le VIH ou l’hépatite sont faciles à comprendre. Une question sur le lieu de résidence dans les années 1980 semble d’abord plus étonnante. Certaines infections restent pourtant longtemps inaperçues ou ne peuvent être exclues par un test de laboratoire courant. Pour les maladies héréditaires, les antécédents familiaux peuvent être plus révélateurs que le fait de se sentir bien.

Une banque de sperme doit donc répondre à plusieurs questions en même temps : le don est-il approprié sur le plan médical? Quels examens manquent encore? Peut-il être utilisé dans le pays où le traitement est prévu? Les réponses diffèrent d’un pays à l’autre. Les exemples suivants expliquent pourquoi, des infections fréquentes aux situations rares. La recherche est à jour au 14 septembre 2026.

Ce que signifie une exclusion du don de sperme

Un refus peut correspondre à des décisions très différentes. Les distinguer aide aussi à comprendre les réponses apparemment contradictoires de plusieurs banques de sperme.

Exclusion du programme de don
Un résultat ou un antécédent ne répond pas aux conditions de ce programme. La décision peut être durable sans rien dire de votre capacité à concevoir un enfant.
Report temporaire
Une période d’attente est nécessaire après une infection, une exposition ou un traitement particulier. Une nouvelle évaluation suit ensuite.
Examen supplémentaire
Une question sur les pays ou la famille mène d’abord à un test ciblé ou à l’évaluation d’un spécialiste. La question elle-même n’est pas une exclusion.
Utilisation restreinte
Un don peut être utilisable seulement dans une situation précise, par exemple pour une personne connue du donneur ou après une évaluation génétique du côté de la receveuse.

Les établissements ont aussi leurs propres critères d’acceptation. La société américaine de médecine de la reproduction ASRM cite, par exemple, un bon état de santé général et des paramètres spermatiques appropriés parmi les bases de la sélection. Un échantillon peut ne pas convenir à un programme même si l’homme est fertile. ASRM : sélection des donneurs de gamètes

Les motifs infectieux courants : quels agents sont concernés

L’évaluation médicale de base comprend les tests d’infection et les antécédents médicaux. Il est particulièrement important de comprendre ce que montre réellement un résultat et si une infection antérieure a été traitée avec succès.

VIH, hépatites B et C, syphilis et chlamydia
Les agents sont le VIH-1 et le VIH-2, le virus de l’hépatite B (VHB), le virus de l’hépatite C (VHC), la bactérie de la syphilis Treponema pallidum et la bactérie Chlamydia trachomatis. Les examens visent à prévenir la transmission par le don. FDA : agents infectieux et tests des donneurs Pour le don de sperme à d’autres personnes, l’ordonnance allemande TPG sur les tissus exige des résultats négatifs pour les VIH 1 et 2, les hépatites B et C et la syphilis. Pour la chlamydia, elle prévoit un test d’amplification des acides nucléiques (NAT) sur urine, qui recherche le matériel génétique de l’agent et doit être négatif. TPG-GewV, annexe 4, point 2
Infections traitées
La gonorrhée, aussi appelée blennorragie, est causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae. Le Canada considère la chlamydia ou la gonorrhée diagnostiquée ou traitée au cours des deux derniers mois comme un motif de report. Si l’infection et le traitement remontent à plus longtemps, le succès du traitement doit être documenté un mois après sa fin. Une infection guérie ne signifie donc pas automatiquement une exclusion à vie au Canada. Santé Canada : admissibilité au don
CMV : des anticorps ne signifient pas une infection active
CMV désigne le cytomégalovirus. Il peut se transmettre par les liquides corporels, y compris le sperme; une infection pendant la grossesse peut nuire à l’enfant. CDC : CMV et transmission Selon les recommandations de l’ASRM, les anticorps détectés après un contact antérieur n’entraînent toutefois pas une exclusion automatique. Il faut notamment exclure une infection active, tenir compte du statut CMV de la receveuse et lui fournir l’information requise. ASRM : prise en compte des résultats CMV

Maladies héréditaires : pourquoi un porteur sain peut être évalué différemment

Il n’y a pas d’agent infectieux ici. Il s’agit de variants génétiques pouvant être transmis à un enfant. Une personne peut être en santé tout en portant un tel variant. Pour de nombreuses maladies récessives, le risque pour l’enfant apparaît seulement s’il hérite d’un variant pathogène correspondant de chacun de ses deux parents génétiques. Le résultat de la personne dont l’ovule est utilisé peut donc aussi être important.

Une étude de la province chinoise du Hunan montre les différences de sélection : la banque étudiée excluait les candidats présentant des indices de portage de thalassémie ou une déficience en G6PD. Les thalassémies touchent la production d’hémoglobine, le pigment rouge du sang. Dans la déficience en G6PD, l’enzyme glucose-6-phosphate déshydrogénase ne fonctionne pas suffisamment, et les globules rouges peuvent se détruire prématurément. Publiée en 2022, l’étude décrit les pratiques de cet établissement de 2018 à 2021. Elle ne démontre pas une interdiction nationale en Chine. Étude du Hunan, MedlinePlus : déficience en G6PD

Chez le fournisseur australien Sperm Donors Australia, la recherche de nombreux risques héréditaires fait partie du programme des donneurs recrutés par la clinique. Un résultat ne mène cependant pas partout à la même décision : l’ASRM ne considère pas automatiquement comme inadmissibles les porteurs sains de certaines maladies autosomiques récessives sans risque pour leur propre santé. Le variant et le risque pour l’enfant à concevoir restent déterminants. Sperm Donors Australia : programme de don, ASRM : sélection génétique

Parfois, les renseignements manquent tout simplement : une personne adoptée peut ne pas connaître les antécédents médicaux de ses parents et grands-parents biologiques. L’ASRM recommande alors une évaluation individuelle. Le problème est une évaluation incomplète du risque, pas une maladie démontrée. ASRM : antécédents familiaux inconnus

L’article sur le dépistage du statut de porteur avant un don de sperme explique le lien entre le statut de porteur des deux parents génétiques et le risque pour l’enfant.

HTLV-1, maladie de Chagas et paludisme : pourquoi poser des questions sur l’origine et les voyages

Une question sur le lieu de résidence ou l’origine peut d’abord aider à choisir les bons tests. En Allemagne, des tests supplémentaires d’anticorps anti-HTLV-I sont prévus si le donneur habite une région de prévalence plus élevée ou en est originaire. L’origine des parents ou partenaires sexuels est aussi prise en compte. Selon les antécédents, des examens pour le paludisme ou Trypanosoma cruzi peuvent s’ajouter. TPG-GewV : examens supplémentaires

HTLV-1 : un virus qui peut rester longtemps inaperçu
Le virus T-lymphotrope humain de type 1 peut se transmettre sexuellement. Chez certaines personnes infectées, il cause un cancer du sang particulier, la leucémie ou le lymphome à cellules T de l’adulte, ou une maladie de la moelle épinière. Beaucoup de personnes infectées n’ont aucun symptôme. Les antécédents peuvent donc justifier un test même chez des candidats en santé. OMS : HTLV-1 L’OMS cite notamment des parties du Japon, de l’Australie et des îles du Pacifique parmi les régions de prévalence plus élevée. Ce sont des concentrations régionales, pas une interdiction générale visant ces pays. OMS : répartition régionale
Maladie de Chagas : le parasite Trypanosoma cruzi
Ce parasite unicellulaire est surtout présent en Amérique latine. Il s’y transmet notamment par contact avec les excréments de punaises triatomes infectées; les transfusions sanguines et la transmission pendant la grossesse ou à la naissance sont aussi possibles. Une infection longtemps ignorée peut ensuite endommager le cÅ“ur et le système digestif. Cela explique pourquoi l’origine et les séjours antérieurs peuvent mener à un examen. OMS : maladie de Chagas
Paludisme : des parasites du genre Plasmodium
Le paludisme est causé par des parasites du genre Plasmodium, dont P. falciparum et P. vivax. La transmission se fait principalement par des moustiques Anopheles infectés. La destination, l’exposition possible et une maladie antérieure expliquent les questions médicales; la nationalité seule n’y répond pas. OMS : paludisme

Ces agents ont des voies de transmission très différentes. Le fait qu’un règlement prévoie un test supplémentaire ne démontre pas à lui seul une transmission par le sperme de donneur. L’évaluation individuelle dépend de la région précise, de la date du voyage et des maladies possibles. Une liste de pays ne suffit pas.

Brésil : même un vaccin contre la dengue peut imposer une pause

Une mesure destinée à protéger sa santé peut décaler le don. En mars 2025, l’autorité sanitaire brésilienne Anvisa a publié des critères mis à jour pour les dons d’ovules et de spermatozoïdes et les traitements de reproduction assistée en lien avec la dengue et le chikungunya.

Les agents sont le virus de la dengue (DENV) et le virus du chikungunya (CHIKV). Tous deux sont transmis par les moustiques Aedes. La dengue peut notamment provoquer des saignements graves et des problèmes circulatoires; le chikungunya est particulièrement connu pour ses douleurs articulaires parfois persistantes. OMS : dengue, OMS : chikungunya

  • Après une dengue ou un chikungunya, l’Anvisa indique un report de 30 jours après le rétablissement complet.
  • Après une dengue grave, le délai indiqué est de six mois après le rétablissement complet.
  • Une attente de 30 jours est prévue après un vaccin contre la dengue à virus vivants atténués.
  • Les contacts sexuels avec une personne ayant reçu un diagnostic de dengue ou de chikungunya dans les 30 derniers jours sont aussi considérés : le délai est de 30 jours après le dernier contact.

Ces précautions temporaires s’appliquent aussi aux fournisseurs étrangers de régions touchées qui souhaitent envoyer des ovules ou des spermatozoïdes au Brésil. La situation sanitaire du pays destinataire peut ainsi influencer les dons qu’une banque de sperme est autorisée à exporter. Anvisa : critères de 2025, conditions détaillées

Nil occidental et Oropouche : comment traiter les risques émergents

Le virus du Nil occidental (WNV) est surtout transmis par les moustiques. Il peut provoquer de la fièvre et, dans les cas graves, une inflammation du cerveau ou des méninges. Le Canada tient compte d’une infection WNV diagnostiquée ou soupçonnée dans les 120 jours suivant le diagnostic ou le début de la maladie, selon la date la plus tardive. Il s’agit d’un antécédent infectieux précis assorti d’un délai. CDC : maladie du Nil occidental, Santé Canada : critère WNV

Le virus Oropouche (OROV) montre plutôt la prudence nécessaire devant de nouvelles observations. Après des éclosions dans certaines parties de l’Amérique du Sud, de l’Amérique centrale et des Caraïbes et la détection de virus capable de se répliquer dans le sperme d’un voyageur, l’autorité américaine FDA a publié en novembre 2024 un avis aux établissements de don de cellules et de tissus. Oropouche peut entraîner de la fièvre, des maux de tête, des douleurs articulaires et parfois des maladies du système nerveux. Il se transmet principalement par de petits insectes qui se nourrissent de sang, surtout des moucherons piqueurs.

L’autorité n’exigeait pas de programme particulier de tests Oropouche ni d’interdiction générale après chaque voyage. Elle suggérait de tenir compte d’une maladie possible et de symptômes correspondants dans les six semaines précédentes pour décider de l’admissibilité. C’est une précaution fondée sur des données limitées, pas une preuve de transmission par le don de sperme. FDA : Oropouche et évaluation des donneurs

Zika : pourquoi une ancienne alerte par pays peut être dépassée

L’agent est le virus Zika, ou ZIKV. Il se transmet surtout par les moustiques Aedes, mais aussi par voie sexuelle. Chez l’adulte, l’infection est souvent inaperçue ou légère; pendant la grossesse, elle peut causer de graves malformations chez l’enfant. C’est pourquoi Zika a eu une importance particulière en médecine de la reproduction. CDC : Zika et risques pendant la grossesse

Il existe des tests pour Zika. Les tests moléculaires recherchent le virus, et des tests d’anticorps sont également disponibles. Mais un examen diagnostique ne garantit pas que le sperme puisse être utilisé sans risque : un test sanguin négatif peut simplement indiquer que le virus n’est plus détectable dans le sang alors qu’il reste présent dans le sperme. L’excrétion virale dans les sécrétions génitales peut aussi varier. Les CDC ne recommandent donc pas ces tests pour exclure une transmission sexuelle. CDC : tests Zika, CDC : limites des tests pour la transmission sexuelle

Le 20 mai 2024, la FDA a retiré sa ligne directrice particulière sur Zika pour les dons de cellules et de tissus humains. Elle l’a justifié par la forte diminution des cas et le changement de pertinence qui en découle pour la population de donneurs potentiels. Les établissements peuvent donc arrêter le dépistage particulier du risque Zika. Le changement repose sur la situation épidémiologique, pas sur une garantie des tests négatifs. FDA : retrait et justification

Une ancienne restriction américaine liée aux voyages peut donc être dépassée même si l’agent reste pertinent sur le plan médical. Pour donner dans un autre pays, il faut vérifier séparément les exigences locales actuelles.

Gros plan d’un moustique Aedes aegypti qui se nourrit de sang sur la peau humaine
Le moustique Aedes aegypti peut transmettre les virus Zika, de la dengue et du chikungunya. Photo : James Gathany, CDC, Public Health Image Library, image 9261, domaine public.

ESB et vMCJ : pourquoi l’Allemagne, l’Irlande et les îles Falkland apparaissent

Le contexte historique de ces questions inhabituelles sur les pays est la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ). Elle est liée à la consommation de produits de bovins infectés par l’ESB. ESB signifie encéphalopathie spongiforme bovine, souvent appelée maladie de la vache folle. Les agents sont des prions, des protéines anormalement repliées. Ce ne sont ni des virus ni des bactéries. CDC : ESB et vMCJ

La vMCJ endommage le cerveau, est mortelle et peut ne se manifester que des années après l’exposition. Cela explique les questions sur un passé lointain. Il n’existe aucun test de prions approuvé par la FDA pour le dépistage des donneurs. Un critère de séjour reste toutefois une précaution, pas un diagnostic. CDC : longue incubation, FDA : limites du dépistage des prions chez les donneurs

La ligne directrice FDA de 2007 indique deux critères géographiques distincts : au moins trois mois cumulés entre 1980 et 1996 dans la zone britannique définie par le texte, et au moins cinq ans cumulés depuis 1980 dans les pays européens cités. L’Allemagne et la République d’Irlande figurent sur la liste européenne. L’Irlande du Nord et même les îles Falkland sont classées dans le groupe britannique pour ce texte. Il s’agit de séjours, pas de citoyenneté. FDA : sections IV.E.23–25 et annexe 5

L’ASRM reprend aussi le critère de séjour en Europe dans sa recommandation sur le don de 2024. Ces pays ne sont donc pas une simple rumeur sur Internet. Les périodes indiquées et la durée du séjour demeurent toutefois déterminantes; de courtes vacances aujourd’hui constituent une autre situation. ASRM : dépistage des donneurs aux États-Unis

Vue aérienne de Stanley, de ses toits colorés et de la baie du port aux îles Falkland
Stanley, aux îles Falkland, en 2005. Les îles Falkland sont elles aussi explicitement nommées dans la ligne directrice FDA. Photo : Tom L-C, retouche : TSP, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Autres cas particuliers : anciens traitements hormonaux, greffes de dure-mère et tatouages

Certaines questions d’exclusion paraissent curieuses simplement parce qu’on ignore leur histoire médicale. La directive canadienne demande, par exemple, des renseignements sur certains traitements anciens à l’hormone de croissance humaine et sur les greffes de dure-mère, la membrane externe résistante qui entoure le cerveau. Santé Canada : critères médicaux d’exclusion

Le contexte est ici la maladie de Creutzfeldt-Jakob iatrogène, c’est-à-dire une MCJ transmise par des interventions médicales. Historiquement, des préparations d’hormone de croissance tirées des hypophyses de personnes décédées ou des greffons contaminés de dure-mère pouvaient transmettre des prions. Le critère vise ces traitements précis, pas toute hormonothérapie moderne, ni automatiquement la vMCJ liée à l’ESB. FDA : MCJ iatrogène et anciennes préparations

Les tatouages demandent aussi plus qu’une réponse oui ou non. Le Canada cite, par exemple, des tatouages et perçages réalisés au cours des six mois précédents sans méthodes stériles. Le point déterminant est le risque infectieux possible du geste. Santé Canada : antécédents médicaux et expositions

Greffes animales : pourquoi même les contacts proches peuvent compter

Un cas rare est la xénotransplantation : un traitement avec des cellules, tissus ou organes animaux vivants. La FDA tient compte de la transmission possible d’agents animaux connus ou encore inconnus. Il s’agit donc d’un ensemble de risques infectieux potentiels, pas d’une seule maladie déjà diagnostiquée. FDA : contexte de la xénotransplantation

La ligne directrice vise aussi certains contacts proches lorsqu’un échange de liquides corporels a été possible. Elle cite les partenaires sexuels ou le partage de rasoirs et de brosses à dents. Le simple fait d’habiter ensemble ne suffit pas. La recommandation prévoit également des exceptions propres à certains produits. FDA : section IV.E.29

Le mot vivant est déterminant : le même texte exclut explicitement de ces produits de xénotransplantation les instruments médicaux fabriqués avec du matériel animal non vivant, comme certaines valvules cardiaques porcines. Même devant une question très inhabituelle, le traitement exact doit être précisé.

Quand des tests adaptés remplacent une question sur les pays : VIH-1 du groupe O

Le VIH-1 du groupe O, un variant du VIH-1, constitue un exemple particulièrement parlant. La ligne directrice FDA de 2007 prévoit des questions sur certains pays africains, notamment le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale. Il s’agit d’un variant infectieux particulier et de sa détection par les tests.

La réserve déterminante figure déjà dans le même texte : si l’établissement utilise un test de dépistage des anticorps anti-VIH approuvé par la FDA dont l’utilisation prévue inclut explicitement le groupe O, il peut omettre ces questions sur les pays. Reprendre seulement les noms des pays laisse précisément cette exception de côté. FDA : sections IV.E.27–28 et note suivante

Ce qui a changé : VIH, comportements sexuels et précautions contre l’ESB

Certaines anciennes exclusions ont maintenant été explicitement réévaluées. Au Royaume-Uni, le changement législatif de novembre 2024 permet aux personnes vivant avec le VIH de donner à des receveurs connus sous certaines conditions. L’autorité de contrôle HFEA indique notamment au moins six mois de traitement anti-VIH et deux analyses sanguines prescrites confirmant une quantité de virus suffisamment faible dans le sang. Les receveurs doivent être informés et consentir; la clinique doit aussi être autorisée à offrir la procédure.

L’exception vise les receveurs connus. Elle n’ouvre pas le don général en banque de sperme à des personnes inconnues. Cet exemple montre pourquoi même affirmer que le VIH signifie toujours une interdiction absolue de don serait trop général. HFEA : don par des personnes dont le VIH est traité à des receveurs connus

Le Canada a lui aussi changé ses critères de sélection en 2024 : les questions sur des comportements sexuels précis ont remplacé l’ancienne exclusion générale des hommes ayant des contacts sexuels avec des hommes. La directive actuelle considère, par exemple, certains contacts sexuels nouveaux ou multiples associés à des rapports anaux. L’orientation sexuelle n’est pas une maladie; l’évaluation porte sur une exposition définie. Santé Canada : critères modifiés, critères actuels

Pour les précautions contre l’ESB aux États-Unis, la FDA a levé en 2022 certains reports géographiques pour le don de sang à la suite de nouvelles évaluations du risque. Les exigences du don de sperme n’ont pas changé automatiquement. Pouvoir redonner du sang ne signifie donc pas nécessairement satisfaire aux conditions d’une banque de sperme. FDA : changement pour le sang et ses composants

Pourquoi le même don est accepté dans un pays et refusé dans un autre

Plusieurs facteurs se combinent : la situation sanitaire locale, les examens prescrits, le type de don et les conditions du pays destinataire. Un importateur brésilien doit, par exemple, tenir compte des exigences de l’Anvisa au Brésil. Une exception britannique pour les donneurs séropositifs connus ne s’applique pas automatiquement à l’utilisation à l’étranger. Anvisa : dons importés, HFEA : limites à l’exportation

Le statut de la source compte aussi. Au 14 septembre 2026, la FDA présente toujours sa nouvelle ligne directrice générale sur l’admissibilité des donneurs de janvier 2025 comme une ébauche non destinée à être mise en Å“uvre. Une ébauche n’est pas un texte de remplacement déjà en vigueur. Inversement, une ancienne synthèse professionnelle peut contenir des critères modifiés par un avis officiel ultérieur. FDA : statut de la ligne directrice

En cas de refus, il est donc utile de demander le critère exact. C’est seulement ainsi qu’on peut savoir si la décision est permanente, si un délai d’attente se poursuit ou si le don serait possible dans d’autres conditions.

Comment vérifier une restriction possible avant de poser votre candidature

Vous n’avez pas à interpréter vous-même les règles médicales. Un bref résumé de vos antécédents aide toutefois la banque de sperme à évaluer votre situation.

  • Notez vos anciens lieux de résidence et séjours prolongés avec le pays, la période et la durée totale approximative.
  • Ajoutez les voyages récents, vaccinations, traitements particuliers et maladies connues dans votre famille.
  • Pour les infections traitées, préparez les résultats, les dates du traitement et la preuve de son succès.
  • Lors d’un refus, demandez : exclusion permanente, report jusqu’à une date précise ou examen encore manquant?
  • Faites préciser si la décision concerne ce programme, le pays de traitement ou une situation particulière de don.

Vos renseignements de santé doivent rester complets même lors d’une deuxième candidature. L’article sur les renseignements de santé des donneurs de sperme explique lesquels sont utiles. Les guides sur le don de sperme en Allemagne et le don de sperme aux États-Unis approfondissent leurs cadres respectifs.

Conclusion

Un vaccin contre la dengue, un ancien lieu de résidence ou un test génétique peuvent influencer le don de sperme pour des raisons très différentes. Connaître la maladie, la condition précise et l’état actuel de la règle aide à comprendre même les questions inhabituelles du questionnaire. Un refus renseigne d’abord sur ce don dans ce programme, pas globalement sur votre santé ou votre fertilité.

Apprenez-en davantage sur le don de sperme en Allemagne et aux États-Unis, les renseignements médicaux importants et les examens génétiques avant un don.

Questions fréquentes sur les maladies et les exclusions du don de sperme

Mon origine ou ma citoyenneté peut-elle m’exclure du don?Une liste médicale de pays ne permet pas de le conclure. Il est généralement question de séjours antérieurs, de périodes précises ou de tests supplémentaires pour des infections régionales. Demandez à la banque de sperme d’évaluer vos antécédents réels; le passeport ne suffit pas à répondre à ces questions.
Quelle maladie explique les questions sur l’Allemagne, l’Irlande et les îles Falkland?Il s’agit de précautions contre la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ), associée à la crise de l’ESB. Elle est causée par des prions, des protéines anormalement repliées. La ligne directrice américaine tient compte des dates et de la durée des séjours ou de la résidence dans les territoires cités. Elle évalue une exposition ancienne possible, pas une maladie propre aux habitants de ces pays. FDA : critères de séjour et annexe 5
Un test CMV positif entraîne-t-il toujours une exclusion?Non. Les anticorps contre le cytomégalovirus peuvent indiquer un contact antérieur sans signifier automatiquement une infection active. L’utilisation du don dépend notamment de l’interprétation précise du résultat, du statut CMV de la receveuse et de l’information à lui fournir. ASRM : CMV chez les donneurs de sperme
Puis-je donner si je suis porteur sain d’une maladie héréditaire?Cela dépend du variant génétique et du programme. La société médicale américaine ASRM n’exclut pas automatiquement les porteurs sains de certaines maladies récessives sans risque pour leur propre santé. Le risque pour l’enfant dépend aussi de la présence d’un variant pathogène correspondant chez la personne dont l’ovule est utilisé. ASRM : admissibilité génétique des donneurs
Un test Zika négatif suffit-il pour recommencer à donner du sperme?Un résultat négatif n’est pas une autorisation générale. Selon les CDC, les résultats négatifs ne permettent pas d’exclure de façon fiable une possible transmission par le sperme. La FDA a retiré sa recommandation particulière de dépistage du Zika en 2024 en raison de la baisse des cas. Votre don doit respecter les exigences actuelles de l’établissement responsable. CDC : limites des tests, FDA : changement de 2024
Un vaccin peut-il empêcher le don de sperme?Un vaccin particulier peut nécessiter une pause temporaire. Le Brésil prévoit, par exemple, 30 jours d’attente après un vaccin contre la dengue à virus vivants atténués. C’est une précaution régionale, pas une exclusion générale des personnes vaccinées. Anvisa : vaccination contre la dengue et don
Le don de sperme avec le VIH est-il maintenant permis?Oui, dans certaines situations. Au Royaume-Uni, les personnes dont le VIH est traité peuvent donner à des receveurs connus sous des conditions définies. Les exigences comprennent notamment le traitement prévu, des analyses sanguines et un consentement éclairé. Cette exception ne vise pas le don général en banque de sperme à des personnes inconnues. HFEA : don avec un VIH traité
Puis-je donner si j’ai été adopté et ne connais pas mes antécédents familiaux?Il faut une évaluation individuelle. Le manque de renseignements sur les parents ou grands-parents biologiques peut compliquer l’évaluation des risques héréditaires. L’ASRM recommande une décision au cas par cas. Demandez à la banque quelles informations sont nécessaires et comment elle traite les antécédents familiaux inconnus. ASRM : antécédents familiaux inconnus
Un refus signifie-t-il que je suis infertile ou malade?Un refus ne constitue pas, à lui seul, un tel diagnostic. Une banque peut refuser une candidature en raison d’un délai d’attente, de renseignements manquants ou des conditions de son programme. Demandez le motif exact et si une évaluation ultérieure ou complémentaire est possible.

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