Infertilité féminine : Les 10 causes les plus fréquentes et solutions pour surmonter l'infertilité

Image de l'auteurÉcrit par Philomena Marx19 février 2025
Infertilité chez les femmes

Lorsque le désir de grossesse ne se concrétise pas mois après mois, la situation peut devenir particulièrement éprouvante pour de nombreuses femmes. Environ 10 à 15 % des couples rencontrent des difficultés de fertilité. Les causes de l'infertilité féminine sont multiples, allant des déséquilibres hormonaux aux anomalies anatomiques. Dans cet article, nous vous présentons les 10 causes les plus fréquentes ainsi que des solutions pour repérer les premiers signaux d'alerte et agir rapidement.

1. Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Le syndrome des ovaires polykystiques est l'une des principales causes de troubles du cycle menstruel et d'absence d'ovulation. De petits kystes se forment dans les ovaires, perturbant le processus de maturation des ovules. Ce syndrome est souvent associé à un excès d'androgènes, pouvant se traduire par une acné et une pilosité excessive.

Signes : Menstruations irrégulières ou absentes, prise de poids, acné, augmentation de la pilosité.
Que faire ? : Le diagnostic est confirmé par des analyses sanguines et une échographie. Des modifications du mode de vie (perte de poids, activité physique) ainsi qu'une thérapie hormonale adaptée permettent souvent de rétablir un cycle régulier et d'améliorer la fertilité.

2. Troubles de l'ovulation en dehors du SOPK

Même sans SOPK, des perturbations de l'ovulation peuvent survenir. Ces troubles peuvent être liés à des dysfonctionnements thyroïdiens, à un surpoids ou une insuffisance pondérale, au stress ou à une hyperprolactinémie qui déséquilibre l'équilibre hormonal.

Signes : Absence ou irrégularité des règles, sautes d'humeur, signes de dysfonctionnement thyroïdien (perte de cheveux, variations de poids).
Que faire ? : Un bilan hormonal complet, complété par des tests de la fonction thyroïdienne, permet d'identifier la cause. Des inducteurs d'ovulation ou un traitement spécifique de la pathologie sous-jacente peuvent être prescrits.

3. Endométriose

L'endométriose se caractérise par la présence de tissu endométrial en dehors de l'utérus (sur les ovaires, les trompes de Fallope ou dans la cavité abdominale). Cette condition provoque des inflammations et des adhérences qui perturbent la maturation des ovules, la fécondation et l'implantation des embryons.

Signes : Douleurs menstruelles intenses, douleurs pelviennes chroniques, douleurs lors des rapports sexuels.
Que faire ? : Le diagnostic est généralement posé par échographie et/ou laparoscopie. Un traitement chirurgical, associé à une thérapie hormonale, peut réduire les symptômes et améliorer les chances de conception.

4. Trompes de Fallope bloquées ou endommagées (facteur tubaire)

Les trompes de Fallope assurent le transport de l'ovule de l'ovaire à l'utérus. Lorsqu'elles sont obstruées ou endommagées, le passage des spermatozoïdes et de l'embryon est compromis. Les infections (comme la Chlamydia) ou les adhérences post-chirurgicales en sont des causes fréquentes.

Signes : Souvent asymptomatique et découverte lors d'un bilan de fertilité (exemple : hystérosalpingographie).
Que faire ? : Des interventions chirurgicales peuvent restaurer la perméabilité des trompes. Dans les cas sévères, une fécondation in vitro (FIV) est envisagée.

5. Fibromes et anomalies utérines congénitales

Les fibromes utérins, qui sont des tumeurs bénignes, peuvent déformer l'utérus et empêcher l'implantation de l'ovule fécondé. De même, certaines malformations congénitales (comme un utérus bicorne) réduisent l'espace nécessaire au développement embryonnaire.

Signes : Règles abondantes ou prolongées, douleurs pelviennes, sensation de pression dans le bassin.
Que faire ? : Une échographie permet d'évaluer la situation. Une intervention chirurgicale corrective peut souvent améliorer la fertilité.

6. Infections et inflammations

Les infections chroniques, notamment celles causées par des IST telles que la Chlamydia ou la gonorrhée, peuvent entraîner une maladie inflammatoire pelvienne (MIP) et endommager les trompes ou l'utérus. L'endométrite, une inflammation de la muqueuse utérine, peut également compromettre la fertilité.

Signes : Douleurs dans le bas-ventre, pertes inhabituelles, fièvre en cas d'infections aiguës. Dans les formes chroniques, les symptômes sont souvent discrets.
Que faire ? : Une consultation rapide permet d'instaurer un traitement antibiotique ou une thérapie ciblée pour prévenir des dommages irréversibles.

7. Âge et qualité des ovules

Avec l'âge, le nombre et la qualité des ovules diminuent. À partir d'environ 35 ans, la fertilité des femmes diminue sensiblement, et le risque de fausses couches ou d'anomalies chromosomiques augmente.

Signes : Changements hormonaux, taux d'AMH bas, bien que les symptômes directs soient généralement absents.
Que faire ? : Pour celles qui souhaitent retarder la maternité, la congélation des ovules (social freezing) représente une option. Des traitements de fertilité peuvent également compenser partiellement les effets du vieillissement.

8. Causes génétiques et immunologiques

Certaines anomalies génétiques peuvent entraver le développement normal des ovules ou des embryons. Par ailleurs, des troubles immunologiques, tels que les maladies auto-immunes (lupus, syndrome des antiphospholipides), peuvent empêcher l'implantation ou compromettre le maintien de la grossesse.

Signes : Souvent sans symptômes spécifiques, mais des indices tels qu'une fatigue chronique, des douleurs articulaires ou des troubles cutanés peuvent être présents.
Que faire ? : Un diagnostic précis via des tests sanguins et génétiques est essentiel. Un suivi spécialisé et des traitements adaptés (comme l'administration d'anticoagulants dans le syndrome des antiphospholipides) peuvent améliorer les chances de grossesse.

9. Mode de vie et poids

Un mode de vie malsain – qu'il s'agisse d'un surpoids, d'une insuffisance pondérale ou de mauvaises habitudes (tabagisme, consommation excessive d'alcool, stress chronique) – peut perturber le cycle menstruel et l'équilibre hormonal, réduisant ainsi la fertilité.

Signes : Rythme menstruel irrégulier, absence d'ovulation, fatigue et difficultés de concentration.
Que faire ? : Adopter une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière, gérer le stress et éviter les substances nocives sont des mesures essentielles pour optimiser la fertilité.

10. Infertilité inexpliquée (idiopathique)

Dans certains cas, malgré des examens approfondis et des résultats normaux (niveaux hormonaux, trompes de Fallope intactes), aucune cause évidente d'infertilité n'est identifiée. Cette forme d'infertilité, dite idiopathique, est souvent frustrante car aucun dysfonctionnement précis n'est mis en évidence.

Signes : Cycle régulier et examens sans anomalies, mais absence persistante de grossesse.
Que faire ? : Des traitements de fertilité tels que la fécondation in vitro (FIV) ou l'insémination intra-utérine (IIU) peuvent être envisagés. Un second avis médical ou le changement de centre spécialisé peut également ouvrir d'autres perspectives.

Conclusion

L'infertilité féminine est une problématique complexe et multifactorielle, impliquant des déséquilibres hormonaux, des anomalies anatomiques, des infections, des facteurs génétiques et des influences liées au mode de vie. Grâce aux avancées de la médecine moderne, de nombreuses options de diagnostic et de traitement permettent d'améliorer les chances de conception. Il est essentiel de consulter rapidement et d'adopter un mode de vie sain pour optimiser la fertilité. Une communication ouverte avec le partenaire, un suivi médical régulier et un soutien psychologique peuvent également faciliter ce parcours souvent semé d'embûches.